La Gomera : le jardin des Canaries

Véritable trésor à l’écart du tourisme de masse qui caractérise ses voisines de l’archipel des Canaries, La Gomera, surnommée l’« île magique », est un joyau préservé qui séduit par sa nature intacte et son riche héritage culturel, illustré par deux inscriptions au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ultime étape de Christophe Colomb avant la découverte du Nouveau Monde, cette petite île circulaire et verdoyante, classée Réserve de biosphère, est un paradis pour les randonneurs.

© Nicolas Pelé – Paysage spectaculaire depuis Vallehermoso sur la côte nord de La Gomera.

La Gomera, pourtant minuscule — à peine 25 km de diamètre —, compte 12 vallées et plus de 650 ravins (les « barrancos ») et gorges profondes. De forme circulaire, elle évoque, vue du ciel, un presse-citron ! On comprend aisément qu’il soit impossible d’en faire le tour par une route côtière : il faut toujours repasser par le centre montagneux, ce qui allonge les trajets malgré la taille modeste de l’île.

Contrairement à ses voisines, La Gomera sommeille depuis des millénaires. C’est la seule île de l’archipel des Canaries à n’avoir connu aucune éruption volcanique depuis la préhistoire. Son relief escarpé a donc été entièrement sculpté par l’érosion.

Pas étonnant qu’il faille près d’une heure de route pour parcourir les 16 km séparant le port de la capitale San Sebastián de La Gomera, jusqu’à l’hôtel Jardín Tecina ! Les routes étroites et sinueuses, ponctuées d’innombrables virages en épingle, offrent des panoramas à couper le souffle. On est d’ailleurs tenté de s’arrêter à chaque tournant pour immortaliser le paysage — ce qui rallonge encore un peu le trajet…

© Nicolas Pelé – Le relief de La Gomera, entièrement sculpté par l’érosion, offre à presque chaque virage — et ils sont nombreux — un belvédère sur d’étonnants panoramas.
© Nicolas Pelé – Roques de Hermigua, formations géologiques emblématiques de La Gomera.
© Nicolas Pelé – Ces deux imposants monolithes volcaniques, souvent décrits comme des « jumeaux » en raison de leur disposition face à face, se dressent à environ 430 mètres de hauteur et dominent le paysage de la vallée de Hermigua. Leur forme semblable à un portail leur confère une apparence spectaculaire. Selon une légende locale, ces roches représenteraient deux amants, Pedro et Petra, transformés en pierre et séparés par la foudre.

À seulement 30 km de Tenerife, la plus grande, la plus peuplée et la plus visitée des Canaries, La Gomera — deuxième plus petite île de l’archipel — se rejoint en ferry en à peine 50 minutes. Le contraste est saisissant entre ces deux voisines si proches : ici, pas de tourisme de masse, mais une nature sauvage et préservée. Seule El Hierro est plus petite, moins peuplée et moins fréquentée que La Gomera.

Le spectacle commence dès la côte sud-ouest de Tenerife : on distingue au loin cette île circulaire et verdoyante, à la silhouette parfaite, presque irréelle — une île mystérieuse qui évoque celle de Jurassic Park.

La traversée s’effectue à bord des ferries de la compagnie Fred Olsen Express, au départ du port de Los Cristianos. Nous débarquons à San Sebastián de La Gomera, capitale tranquille de l’île. C’est ici que Christophe Colomb fit escale le 6 septembre 1492 pour s’approvisionner en eau et en vivres avant de mettre le cap sur le Nouveau Monde, faisant de La Gomera la dernière étape avant la découverte de l’Amérique. Plus tard, les conquistadores Hernán Cortés, Francisco Pizarro et Vasco Núñez de Balboa y firent également escale. Aujourd’hui, le port accueille les ferries reliant Tenerife, La Palma et El Hierro.

© Nicolas Pelé – Panorama sur le volcan de Tenerife : le Teide, toit de l’Atlantique culminant à 3 715 mètres. Au premier plan, San Sebastián de La Gomera, capitale de l’île la mieux préservée des Canaries.

Le plus beau balcon sur le Teide

Depuis les hauteurs de San Sebastián, la vue sur Tenerife est tout simplement splendide. C’est depuis La Gomera que l’on profite du plus beau point de vue sur le Teide, le volcan majestueux de Tenerife, point culminant de l’Espagne et véritable toit de l’Atlantique, avec ses 3 715 mètres d’altitude.

Depuis l’Alto de Garajonay (1 487 m), le sommet de La Gomera, le spectacle est encore plus saisissant : on y aperçoit non seulement le Teide, mais aussi La Palma, El Hierro et, par temps clair, même Gran Canaria.

© Nicolas Pelé – Depuis le Parc national de Garajonay, au centre de l’île, panorama sur le volcan de Tenerife : le Teide, toit de l’Atlantique culminant à 3 715 mètres.

Le silbo, classé au patrimoine immatériel de l’UNESCO

Le silbo gomero, langue sifflée inventée par les Guanches — peuple d’origine berbère, premiers habitants de l’archipel des Canaries avant l’arrivée des Espagnols au XVe siècle — permet de communiquer d’une vallée à l’autre sur une portée de cinq à dix kilomètres, selon la force et le sens du vent.
C’est le seul langage sifflé complet reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel. Toujours pratiqué et enseigné dans les écoles, il incarne l’âme de La Gomera, île où les traditions guanches sont restées les plus vivantes.

En 2022, un incendie ayant détruit une centrale électrique a privé l’île d’électricité pendant plusieurs jours : les habitants ont alors ressorti leur savoir ancestral et communiqué en silbo, sifflant de vallée en vallée.
À la demande, les Gomeros sont ravis de faire une démonstration de cet étonnant langage, où chaque syllabe correspond à un sifflement modulé selon la tonalité et l’intensité.

© Nicolas Pelé – Roques de Hermigua, formations géologiques emblématiques de La Gomera.
Depuis des siècles, les habitants communiquent à l’aide du silbo gomero, un langage sifflé capable de traverser les ravins sur plusieurs kilomètres. On peut tenir une véritable conversation à distance ! Ce n’est pas un folklore : il est encore enseigné dans les écoles de l’île.


Le chanteur folk français Féloche lui a même consacré une chanson, L’écho du silbo, dont les premiers mots résument toute la poésie de cette langue unique :
« Il existe un endroit où les hommes parlent comme des oiseaux… C’est une île au paradis où les humains sifflent aussi le plus beau chant du plus bel oiseau : le silbo gomero. »

Le Parc national de Garajona, classé au patrimoine de l’UNESCO

Le cœur montagneux de La Gomera abrite le majestueux Parc national de Garajonay, une forêt primaire de lauriers (laurisilva), vestige des vastes forêts qui recouvraient autrefois une grande partie de l’Europe et du bassin méditerranéen durant l’ère tertiaire, il y a plus de 50 millions d’années.
Son pic, point culminant de l’île, atteint 1 487 mètres d’altitude : un paradis pour les randonneurs, offrant des paysages d’une beauté mystique.

C’est la forêt la mieux conservée des Canaries, avec des lauriers pouvant atteindre jusqu’à dix mètres de haut et de gigantesques bruyères arborescentes.
À partir d’environ 700 mètres d’altitude, la condensation des alizés enveloppe en permanence le mont Garajonay d’une couronne de nuages, coiffant la forêt subtropicale d’un voile brumeux. Les troncs, les branches et les feuilles, tapissés de mousse et de lichens, prennent alors une allure irréelle, comme suspendus hors du temps.

© Nicolas Pelé – Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la forêt de Garajonay est une laurisilva primaire, vestige de l’ère tertiaire, qui couvre le centre montagneux de La Gomera.
© Nicolas Pelé – On a l’impression de se promener dans une forêt enchantée, tout droit sortie d’un conte.
Sous le vent, les arbres semblent murmurer… La Gomera est terre de légendes : on raconte que certaines clairières du Garajonay servaient autrefois de lieux de rituels païens et de magie populaire.
Les curanderos (guérisseurs) y sont encore respectés.
© Nicolas Pelé – La forêt qui “fabrique” des nuages : la laurisilva est si dense qu’elle condense l’humidité des alizés et fait littéralement pleuvoir sur place.

Casa Efigenia : le rendez-vous des randonneurs

Aux portes de la forêt primaire de Garajonay, Casa Efigenia, nichée à près de 1 000 mètres d’altitude dans le paisible hameau de Las Hayas, régale les randonneurs depuis plus de 70 ans avec une cuisine locale, authentique et naturelle, servie dans son restaurant emblématique, le Bar La Montaña.
Depuis les années 1990, l’auberge propose également des chambres simples et des casas rurales pour un séjour immersif au cœur de la nature.

C’est Doña Efigenia, la propriétaire, qui a donné son nom à l’établissement — et qui officie encore aux fourneaux. Elle incarne l’âme de ce lieu familial. Par son humilité et son dévouement, elle est devenue une figure emblématique de la gastronomie éco-responsable, valorisant les produits du terroir, les traditions et les savoir-faire ancestraux de l’île.

Aimée et respectée autant par les habitants que par les visiteurs et les médias internationaux, Doña Efigenia perpétue avec passion une cuisine végétarienne simple et savoureuse : salades fraîches, gofio épicé au mojo, et ragoûts rustiques de légumes.

© Nicolas Pelé – L’auberge Casa Efigenia est une véritable institution à La Gomera.
© Nicolas Pelé – La Fortaleza de Chipude est un impressionnant dôme volcanique au sommet plat, culminant à 1 243 mètres d’altitude. Sa silhouette, avec ses parois abruptes et sa mesa presque parfaite, rappelle la Montagne de la Table en Afrique du Sud. Ce monument naturel fut un lieu sacré pour les anciens Guanches.
© Nicolas Pelé – Casa Efigenia se niche au cœur d’un paysage de montagnes verdoyantes, parsemées de superbes palmiers.
© Nicolas Pelé – Cactus et palmiers sont omniprésents à La Gomera.
© Nicolas Pelé – Coucher de soleil depuis la terrasse de notre chambre à Casa Efigenia, aux portes de la forêt primaire de Garajonay.
© Nicolas Pelé – Le soleil se pose délicatement sur l’Atlantique : panorama depuis Casa Efigenia, d’où l’on peut apercevoir les îles de La Palma et El Hierro.
© Nicolas Pelé – À Casa Efigenia, on savoure un menu typique de La Gomera : plats faits maison, vin local, fruits tropicaux du jardin, confitures et gâteaux. Pas de viande ici — la cuisine est végétarienne. On y déguste les traditionnels sirop de palme (extrait de la sève du palmier canarien) et almogrote, un fromage de chèvre relevé d’huile d’olive, d’ail et de piment séché. Autres spécialités : le gofio (farine de céréales grillée) et les sauces mojo rojo et mojo verde, parfaites pour accompagner les papas canarias, les petites pommes de terre locales.

Valle Gran Rey, la station balnéaire phare de La Gomera

Sur la côte ouest de l’île, Valle Gran Rey, la « vallée du grand roi », est la station balnéaire emblématique de La Gomera. Son nom rend hommage au chef guanche Hupalupa, « le grand roi », qui régnait sur cette région. À La Puntilla, une imposante statue en bronze de quatre mètres de haut célèbre un autre héros guanche, Hautacuperche, artisan de la rébellion de 1488 contre les conquistadors castillans.
Tournée vers l’intérieur de l’île, la statue symbolise la résistance du peuple guanche face aux envahisseurs venus de la mer.

Valle Gran Rey séduit par ses vallées verdoyantes, ses palmeraies luxuriantes et ses cultures en terrasses — bananiers et fruits tropicaux y prospèrent sous le soleil. Ses plages de sable noir, bordées de falaises abruptes, contrastent avec le bleu intense de l’océan Atlantique. Le décor est spectaculaire, et les couchers de soleil y sont parmi les plus beaux de l’archipel.

© Nicolas Pelé – Sur la côte ouest, Valle Gran Rey, la « vallée du grand roi », charme par ses vallées verdoyantes, ses cultures en terrasses et ses plages de sable noir.
© Nicolas Pelé – Le site est spectaculaire, un village au fond d’une vallée encaissée entre plantation de bananes, océan Atlantique et montagnes.
© Nicolas Pelé – Immense plage de sable noir volcanique à Valle Gran Rey, bordée de falaises et de palmiers.
© Nicolas Pelé – La plage de Valle Gran Rey se niche au pied d’impressionnantes falaises basaltiques.
© Nicolas Pelé – Le contraste entre falaises abruptes, montagnes et océan est saisissant. Au large, on distingue El Hierro, la plus occidentale et la plus méridionale des îles Canaries, et la plus petite des sept îles principales.
© Nicolas Pelé – Sur la plage de La Puntilla, à Valle Gran Rey, une imposante statue d’Hautacuperche, chef guanche et héros de la rébellion contre les conquistadors, veille sur la vallée, tournée vers l’intérieur en signe de résistance.
© Nicolas Pelé
© Nicolas Pelé
© Nicolas Pelé – Depuis la plage de La Puntilla, à Valle Gran Rey, on aperçoit au loin El Hierro, la plus isolée des îles de l’archipel.
© Nicolas Pelé – Valle Gran Rey, sur la côte ouest de La Gomera, est célèbre pour ses magnifiques couchers de soleil sur l’Atlantique.

Vallehermoso, la belle vallée

Au nord-ouest de La Gomera, Vallehermoso, la « belle vallée », porte parfaitement son nom. Niché entre le Roque Cano et les forêts brumeuses du Garajonay, ce village authentique mêle terrasses verdoyantes, palmiers élancés et vignobles ensoleillés. Sa côte sauvage cache une plage de sable noir, et au large se dressent les spectaculaires falaises des Órganos. Entre océan et montagne, Vallehermoso offre un concentré de la beauté la plus pure et préservée de l’île.

© Nicolas Pelé – Le village de Vallehermoso se niche dans un cadre naturel spectaculaire.
© Nicolas Pelé – Maisons traditionnelles canariennes dans le village de Vallehermoso.

Agulo, bijou de La Gomera, balcon sur La Palma

Adossé à de hautes falaises verdoyantes sur la côte nord, Agulo, bijou de La Gomera, offre l’une des plus belles vues sur La Palma. Ce village pittoresque, aux maisons colorées et aux ruelles pavées, est surplombé par le Mirador de Abrante, passerelle de verre suspendue au-dessus du vide, offrant une vue vertigineuse sur le village, l’océan Atlantique et l’île de La Palma.

© Nicolas Pelé – Mirador de Abrante, passerelle de verre suspendue au-dessus du vide, offrant une vue vertigineuse sur le village d’Agulo, l’océan Atlantique et l’île de La Palma.
© Nicolas Pelé
© Nicolas Pelé – Panorama depuis le Mirador de Abrante. On aperçoit la passerelle de verre depuis le village également.
© Nicolas Pelé – Panorama depuis le Mirador de Abrante.
© Nicolas Pelé – La Palma, cône parfait, comme une pyramide posée sur l’océan, l’une des îles les plus verticales au monde. Panorama depuis Agulo sur la côte nord de l’île.
© Nicolas Pelé – Avec un peu de chance, on peut apercevoir des dauphins, des baleines ou même des orques. Entre La Gomera et La Palma, la profondeur peut atteindre 4 000 m ! Idéal pour apercevoir les cétacées qui aiment les eaux profondes.
© Nicolas Pelé – La charmante église d’Agulo.
© Nicolas Pelé
© Nicolas Pelé – Les charmantes ruelles pavées du village d’Agulo.
© Nicolas Pelé – Le village d’Agulo se love entre l’océan Atlantique et les montagnes, dans un cadre naturel spectaculaire.

Jardin Tecina, le jardin secret du sud de La Gomera

© Jardin Tecina – Vue panoramique de l’hôtel Jardin Tecina.

Sur la côte sud, Playa Santiago, le spot le plus ensoleillé de l’île, abrite le Jardín Tecina, seul véritable resort de La Gomera, offrant des vues spectaculaires sur l’Atlantique. Perché au sommet d’un promontoire dominant l’océan, entouré d’un immense jardin botanique de 7 hectares, cet hôtel de 434 chambres, inauguré en 1987 à l’emplacement d’une plantation de bananes, a été entièrement rénové en 2024. L’hôtel Jardín Tecina met en avant l’essence de La Gomera à travers son architecture canarienne, ses jardins luxuriants et sa ferme écologique, l’Eco Finca Tecina.

D’un côté, un sentier conduit en dix minutes au superbe parcours de golf 18 trous offrant une vue magique sur le Teide. Dans l’autre direction, un ascenseur creusé dans la falaise descend vers la plage de galets et le Club Laurel, un beach club avec piscine d’eau de mer, mini-golf et restaurant, véritable oasis au pied des falaises. En continuant, on rejoint le village de pêcheurs de Playa de Santiago et sa charmante chapelle troglodyte, adossée à la roche.

Le resort 4 étoiles regorge d’activités : grande piscine à débordement avec vue sur le Teide, bassin pour enfants avec aire de jeux aquatique et toboggan, piscine pour aquagym, espace spa avec circuit extérieur d’eau salée, sans oublier la piscine du Club Laurel. On y trouve également un mini-club, des courts de tennis, une salle de sport Technogym, un spa complet avec sauna, hammam, jacuzzi et salon de coiffure, ainsi que des animations quotidiennes.
Parmi les activités proposées : promenades géologiques, visites botaniques à la découverte des cactus, palmiers, cèdres canariens, dragonniers, frangipaniers et hibiscus flamboyants, ou encore visite de la ferme écologique qui fournit une partie des produits utilisés à l’hôtel. Le soir venu, place au spectacle !
Côté gastronomie, plusieurs restaurants à la carte et un buffet panoramique permettent de savourer des produits locaux, dont beaucoup issus de l’Eco Finca Tecina.

© Nicolas Pelé – L’hôtel Jardín Tecina a des allures de village canarien, perché au-dessus de l’océan Atlantique.
© Jardin Tecina – Chambre avec vue imprenable sur l’océan.
© Nicolas Pelé – La piscine principale offre un panorama exceptionnel sur le Teide, toit de l’Atlantique et point culminant d’Espagne.
© Nicolas Pelé – Vue panoramique sur le volcan Teide, sur l’île voisine de Tenerife.
© Nicolas Pelé – Au premier plan, la piscine peu profonde où se déroulent les séances d’aquagym offre également une vue panoramique sur le Teide.
© Nicolas Pelé – La piscine pour les enfants, avec aire de jeux aquatique et toboggan.
© Jardin Tecina / Roger Mendez – Un petit-déjeuner panoramique pour bien commencer la journée.
© Nicolas Pelé – Terrasse du restaurant-buffet, où l’on savoure des produits issus de la ferme Eco Finca Tecina, face à un panorama spectaculaire.
© Nicolas Pelé – La lune éclaire l’océan Atlantique depuis le Jardín Tecina, sur la côte ensoleillée de Playa Santiago.
© Nicolas Pelé – La piscine principale surplombe majestueusement l’océan Atlantique.
© Nicolas Pelé – Le Jardin Tecina se fond parfaitement dans le paysage tropical de La Gomera.
© Nicolas Pelé – Vue plongeante sur la plage de galets de Playa Santiago et le Beach Club Laurel au pied de la falaise.
© Nicolas Pelé – En descendant par l’ascenseur creusé dans la falaise, une galerie souterraine expose des photos des principaux sites de La Gomera.
© Nicolas Pelé – Le tunnel mène à l’ascenseur qui remonte vers le Jardín Tecina, perché en haut du promontoire.
© Nicolas Pelé – Un chemin exotique longe la plage et serpente dans la végétation tropicale jusqu’au Beach Club Laurel.
© Nicolas Pelé – Le Beach Club Laurel, oasis au pied des falaises, avec sa piscine d’eau salée face à l’Atlantique.
© Nicolas Pelé
© Nicolas Pelé – Mini téléphérique apportant les repas aux amoureux installés dans la grotte Cueva para Dos.
© Nicolas Pelé – Entrée de Cueva para Dos, concept romantique niché au-dessus de la piscine du Beach Club Laurel.
© Nicolas Pelé – Dans la grotte Cueva para dos !
© Jardin Tecina
© Nicolas Pelé – Le beach club Laurel face à l’océan Atlantique.
© Nicolas Pelé – Mini-golf du Beach Club Laurel.
© Nicolas Pelé – Bananeraie de la ferme écologique Eco Finca Tecina qui s’étend sur 9 500 m² au pied des montagnes de La Gomera.
© Nicolas Pelé – Bananiers dans la ferme écologique Eco Finca Tecina.
© Nicolas Pelé – Corossols, mangues, caramboles, figues de Barbarie et papayes : les fruits tropicaux de l’Eco Finca Tecina se retrouvent au buffet du petit-déjeuner.
© Nicolas Pelé – Vaches dans la ferme écologique, qui abrite également des chèvres et des brebis.
© Nicolas Pelé – L’ermitage Nuestra Señora del Carmen, à Playa de Santiago, est adossé à la falaise.
© Nicolas Pelé – Ce sanctuaire semi-troglodyte abrite la Vierge du Carmen, patronne des marins. Chaque juillet, la statue est portée en mer lors d’une procession très suivie.
© Nicolas Pelé – L’escalier s’enfonce dans la falaise où se cache l’ascenseur qui nous ramène à l’hôtel Jardin Tecina, perché en haut du promontoire.
© Nicolas Pelé – La promenade géologique passant par le golf Tecina mène à cette petite plage sauvage, avec au loin le Teide. On peut parfois apercevoir des tortues de mer et des raies.
© Jardin Tecina – Le Tecina Golf, parcours de 18 trous surplombant l’océan Atlantique, avec vue sur le Teide. Une référence aux Canaries.
© Jardin Tecina / Roger Mendez – S’il vise juste, la balle plongera droit dans le cratère du Teide !
© Nicolas Pelé – Le chemin qui mène au golf, propice à une marche géologique. La petite boîte blanche sert à prévenir un éventuel tsunami.
© Nicolas Pelé – Un ferry Fred. Olsen Express au large — un clin d’œil au groupe propriétaire du Jardín Tecina, fondé par une famille norvégienne installée aux Canaries depuis 1904.

San Borondón, la mystérieuse île fantôme des Canaries

Entre mythe et mirage, San Borondón alimente depuis des siècles l’imaginaire des Canaries. Selon la légende, il existerait une huitième île cachée à l’ouest de La Gomera, visible seulement certains jours avant de s’évanouir dans la brume.

Les premiers récits remontent au Moyen Âge et évoquent le moine irlandais Saint Brendan, ou San Borondón, qui aurait découvert cette terre insaisissable lors de ses voyages en mer. Plusieurs navigateurs ont affirmé l’avoir aperçue, sans jamais parvenir à l’atteindre.

Aujourd’hui, les scientifiques expliquent ces apparitions par des phénomènes optiques, tels que la réfraction ou les mirages atmosphériques, capables de projeter au-dessus de l’horizon l’image d’une île inexistante.

Mythe tenace ou illusion d’optique, San Borondón reste un symbole de mystère et de fascination, rappelant que les Canaries ne livrent pas tous leurs secrets au premier regard.

© Nicolas Pelé – Depuis l’entrée de l’ascenseur qui descend la falaise jusqu’à la plage, la vue est splendide.
On aperçoit parfois la légendaire San Borondón, île mirage ou île fantôme surgissant à l’horizon, née d’un phénomène atmosphérique d’illusion optique.

Saviez-vous que Canary Wharf à Londres doit son nom aux îles Canaries ?

Avant de devenir l’un des quartiers d’affaires les plus modernes d’Europe, Canary Wharf fut un port animé dédié au commerce maritime avec les îles Canaries. Dès le XIXᵉ siècle, les docks de l’Isle of Dogs, à Londres, accueillaient les navires chargés de fruits, de vin et de bananes en provenance de l’archipel espagnol, notamment de La Gomera. L’un des entrepôts les plus importants appartenait à la Canary Islands Fruit Company, qui donna son nom au quai : Canary Wharf.
Lorsque la zone fut transformée dans les années 1980 sous la direction de grands architectes, dont Norman Foster, le nom historique fut conservé en hommage à ces liens transocéaniques.

Le célèbre architecte britannique a d’ailleurs inspiré Fred. Olsen Jr., avec qui il entretenait une amitié de longue date, lorsqu’il a conçu le projet unique du Jardín Tecina, sur les falaises de La Gomera. Aujourd’hui encore, à 96 ans, celui que l’on appelle affectueusement Don Federico, cinquième génération de la famille Olsen, vient régulièrement visiter « son » hôtel, tel un patriarche bienveillant.

Publié par Nicolas Pelé

Le voyage est la passion de ma vie : chaque départ est une aventure, peu importe la destination, et chaque fois que je prends l'avion, c'est comme la première fois.

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