Karlsruhe : les secrets du repos de Charles

Une pyramide abritant un tombeau, un plan en éventail, le château de Versailles, Washington D.C, l’invention du vélo ou encore le premier musée totalement interactif au monde, classé par l’UNESCO, quel est le point commun entre tous ces éléments ? Karlsruhe, littéralement « le repos de Charles », deuxième ville du Bade-Wurtemberg, au sud-ouest de l’Allemagne. Découvrez les secrets de l’une des villes les plus ensoleillées et des plus chaudes du pays de Goethe, aux portes de la Forêt-Noire.

© Karlsruhe Tourismus – Versailles ? Non, le château de Karlsruhe, à la belle architecture baroque.

En français, Karlsruhe signifie littéralement « le repos de Charles ». Pourquoi ce nom ? Il raconte tout simplement l’histoire de cette ville originale fondée il n’y a pas si longtemps, en 1715, par un certain Charles-Guillaume, margrave (une sorte de marquis) du Bade-Durlach, l’un des Etats du Saint-Empire romain germanique. Alors qu’il s’était endormi dans la forêt au cours d’une chasse, il rêva d’un château éblouissant comme un soleil, et d’une ville dont les rues en seraient les rayons. Ainsi est né Karlsruhe, la cité en éventail, selon les plans de son fondateur, dont la tombe repose sous une pyramide en centre-ville. Le château de Karlsruhe est ainsi le point de départ de 32 rues et allées qui forment un éventail, comme des rayons de soleil ! Ce majestueux palais a d’ailleurs pour modèle le château de Versailles, la demeure du roi Soleil, logique !

© Karlsruhe Tourismus – Karlsruhe, la ville en forme d’éventail.

Pour apprécier à sa juste mesure ce paysage urbain unique au monde, il faut gravir les 165 marches qui mènent au sommet de la tour du château. Le plan en éventail de Karlsruhe saute alors aux yeux. Cette perspective originale a fortement impressionné le président américain Thomas Jefferson lors de sa visite à Karlsruhe en 1788. Il en a tracé un croquis et l’a envoyé à l’urbaniste français Pierre Charles L’Enfant. Ce dernier s’en inspira pour imaginer le plan de la capitale américaine, Washington, D.C, fondée trois ans plus tard en 1791 !

© Karlsruhe Tourismus – Cette pyramide sert de crypte pour le repos éternel de Charles-Guillaume de Bade-Durlach, le fondateur de Karlsruhe.

Que cache la pyramide en grès rouge de sept mètres de haut trônant au milieu de la place centrale de Karlsruhe ? Un peu comme le mausolée de Lénine sur la place Rouge à Moscou, elle abrite une sépulture, celle du fondateur de la ville au plan en éventail : Charles-Guillaume de Bade-Durlach. Elle fut conçue de telle sorte que son côté nord est plongé dans la lumière du soleil pendant quelques minutes au moment précis du solstice d’été du 21 juin. Voilà qui renforce le côté mystérieux de cette ville où plane l’ombre des Illuminati… De plus, le monument renvoie à la forme pyramidale du plan de la ville en éventail. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour l’intrigue du prochain Dan Brown !

© Karlsruhe Tourismus – Le Centre d’art et de technologie des médias (ZKM)

Autre incontournable, le Centre d’art et de technologie des médias (ZKM), premier musée consacré aux médias dans le monde, qui vaut à Karlsruhe d’être classée ville créative des arts médiatiques de l’UNESCO. Installé dans un ancien arsenal, cet établissement imaginé comme un  » Bauhaus électronique  » renferme la plus grande collection d’œuvres d’art numérique interactives au monde ! C’est le « pendant allemand du Centre Pompidou » et la « Mecque des arts médiatiques ».

© Karlsruhe Tourismus – La Draisine, l’ancêtre du vélo.

Figurez-vous que c’est à Karlsruhe qu’a été inventé le vélo ! On doit cette invention à un certain Karl (encore un Charles) Freiherr Draiss von Sauerbronn, natif, de la ville en éventail. Il développa le premier bicycle au monde en 1817. Ce deux roues fut surnommé « Draisine », en référence au nom de son inventeur.

© Karlsruhe Tourismus – Le domaine viticole de Karlsruhe.

Constituée à 50% d’espaces verts, Karlsruhe figure dans le trio des villes les plus vertes d’Allemagne, soit plus d’un millier d’hectares de parcs, lacs, prairies et forêts ! La proximité de la France se fait sentir dans sa cuisine et ses excellents vins.

© Karlsruhe Tourismus – Basler Torturm : la tour de la porte de Bâle, dans le quartier médiéval de Durlach.

« Karlsruhe est très bon marché, agréable et sympathique », écrivait le compositeur Richard Wagner à sa femme Minna en 1861. Facile d’accès, la cité au plan en éventail est notre voisine, à seulement une vingtaine de kilomètres de l’Alsace et 3h de Paris en TGV. Et si c’était votre prochaine destination pour un city break ?

Publié par Nicolas Pelé

Le voyage est la passion de ma vie : chaque départ est une aventure, peu importe la destination, et chaque fois que je prends l'avion, c'est comme la première fois.

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