Le musée de la Grande Guerre à Meaux célèbre ses 10 ans

Inauguré le 11 novembre 2011 par Jean-François Copé, président de la Communauté d’agglomération du Pays de Meaux, le musée de la Grande Guerre vient de célébrer ses dix ans cet automne 2021. C’est un peu l’équivalent du Mémorial de Caen, mais pour la Première Guerre mondiale, un conflit moins bien connu que la guerre de 1939-1945. Une visite passionnante dans l’un des musées les plus riches d’Europe sur ce qui devait être « la der des der ».

© Nicolas Pelé – La nef du musée de la Grande Guerre à Meaux.
© Musée de la Grande Guerre – La statue du général Gallieni, gouverneur militaire et sauveur de Paris, scrutant vers le front de l’Est.

C’est le lieu de référence sur l’histoire de la Première Guerre mondiale. Le musée de la Grande Guerre à Meaux vient de célébrer ses dix ans le 11 novembre 2021. Sa grande richesse et sa spécificité, c’est qu’il repose essentiellement sur les dons de particuliers. Des objets de famille reçus en héritage ou parfois retrouvés par hasard dans un grenier : cartes postales, lettres, costumes, affiches, diplômes… mais aussi des ustensiles du quotidien des tranchées (savon, rasoirs, boîte d’allumettes, gourde…). Pour rendre hommage à ces donateurs, le musée propose l’exposition temporaire « 10 ans de dons », du 11 novembre 2021 au 14 février 2022. Un système de signalisation en jaune fluo, bien voyant donc, permet de visualiser au premier coup d’œil les objets de cette exposition, répartis au sein des collections permanentes. Les célébrations du centenaire de 2014 à 2018 furent l’occasion d’enrichir encore plus les collections, un véritable moment de revitalisation de la mémoire ! Et vous, n’auriez-vous pas un souvenir légué par un de vos aïeuls caché quelque part dans un tiroir ?

© Nicolas Pelé – Face à l’entrée du musée de la Grande Guerre, on est accueilli par plusieurs pièces d’artillerie et une barge allemande, qui était restée des décennies dans le jardin d’un particulier, terrain de jeux de ses enfants et petits-enfants !
© Musée de la Grande Guerre, Meaux / Y. Marques – Prothèse de Pierre Drouot, qui a perdu sa jambe en 1918 à cause d’un éclat d’obus. Il dût être amputé juste au-dessus du genou. Ce pilon fut transmis de génération en génération depuis son décès, à l’âge de 52 ans. Mobilisé en 1914, il fut démobilisé en 1918 suite à son amputation. Rentré dans sa ville d’adoption, Brie-Comte-Robert, il fit une belle carrière dans la banque et faisait danser son épouse chaque dimanche malgré son handicap !

Bien plus que la Seconde Guerre mondiale, la guerre de 1914-1918 a touché les Français : 1,4 million de morts (900 par jour), dont près de 36 % de la classe d’âge entre 19 et 22 ans ! A titre de comparaison, 541 000 Français sont morts durant la Seconde Guerre mondiale, trois fois moins. Il n’y a pas un village français qui n’ait son monument aux morts de la Première Guerre mondiale. Il est important que les nouvelles générations n’oublient pas ce conflit et comprennent pourquoi le 11 novembre est un jour férié. La visite de ce musée est en cela indispensable. C’est d’ailleurs un formidable outil pédagogique pour les enseignants et une sortie scolaire qui ravit de nombreux élèves chaque année. Le musée se trouve rue Lazare Ponticelli, le nom du dernier poilu français, mort à l’âge de 110 ans le 12 mars 2008. Et pourtant, s’il n’y a plus de témoin direct, cette guerre passionne toujours les foules. La preuve avec le succès du musée de la Grande Guerre, qui attire 100 000 visiteurs par an, soit un million depuis son inauguration en 2011, des chiffres au-delà des espérances et objectifs fixés au début.

Tout a commencé en 2005, lorsque Jean-Pierre Verney, grand spécialiste de la Première Guerre mondiale, a proposé à Jean-François Copé l’idée d’un musée grâce à sa collection unique de plus de 50 000 objets. Autant de souvenirs racontant le premier conflit mondial, notamment des centaines d’uniformes de tous les pays belligérants, des pièces d’artillerie et autres armes. Il était plus que temps car sa collection allait partir à l’étranger, parce que personne en France ne semblait s’y intéresser…

© Musée de la Grande Guerre, Meaux – Correspondance de guerre
Don Salmon, 2018.

La grande originalité de ce musée unique en Europe, c’est qu’il raconte cet effroyable conflit à hauteur d’homme, au front comme à l’arrière, grâce à ces milliers d’objets ayant une valeur sentimentale, témoins d’autant d’histoires familiales chargées d’émotion. On voit comment ce sont plusieurs petites histoires qui font la Grande Histoire. Aujourd’hui, le musée de la Grande Guerre abrite près de 70 000 pièces (objets, œuvres, documents et archives), une collection régulièrement enrichie par de nouvelles acquisitions, des petits-enfants de combattants donnant une médaille, un diplôme, ou encore un uniforme, transmis de génération en génération. Plutôt que de prendre la poussière dans un grenier, n’est-il pas préférable de le mettre à la disposition du grand public ? Ainsi, depuis l’ouverture il y a dix ans, près de 20 000 pièces ont été récupérées grâce à 2 000 donateurs. La réserve est importante car on ne peut pas tout exposer bien sûr, seulement 10% de la collection est présentée !

© Nicolas Pelé – Le Poilu Triomphant, œuvre d’art public la plus répandue en France !

Pour bien se mettre dans l’ambiance, on admire d’emblée la fameuse sculpture du Poilu Triomphant (ou Poilu de la Victoire). Vous l’avez forcément vue quelque part : réalisée en 1920 par le sculpteur français Eugène Bénet, elle représente près de 10 % des monuments aux morts de la Première Guerre mondiale, ce qui en fait l’œuvre d’art public la plus répandue en France ! Dans la même salle, la visite débute par la vision d’un petit film immersif de seulement trois minutes, très original, qui évoque les conflits de 1870 à nos jours, mais à l’envers, du 11 septembre 2001 à la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Un conflit oublié, pourtant fondamental, à l’origine de l’unité allemande réalisée par le chancelier Bismarck, mais aussi de la fin du Second Empire et de l’installation définitive d’une République en France. En raison de la perte de l’Alsace et de la Lorraine, c’est aussi le premier acte d’un conflit qui ne s’achèvera qu’en 1945. On peut considérer en effet que, à l’instar de la guerre de Cent ans avec les Anglais, en réalité entrecoupée de périodes de paix, c’est une guerre de 75 ans qui s’est déroulée entre la France et l’Allemagne de 1870 à 1945 !

© Nicolas Pelé – Morceau de pain du siège de Paris.

Cette guerre franco-prussienne est donc naturellement évoquée dès le début de ce parcours chronologique, où sont exposés des obus de 1870 et même un morceau de pain de l’époque ! Rappelons que lors du siège de Paris, du 19 septembre 1870 au 28 janvier 1871, les Parisiens mangent des rats, des chats et des chiens. Les plus fortunés ont le privilège de déguster les animaux du Jardin des Plantes : antilopes, chameaux, loups, girafes, kangourous, et même Castor et Pollux, les deux éléphants du zoo !

© Nicolas Pelé – Le chancelier allemand Bismarck est représenté en forgeron, car il a forgé l’identité allemande.

Cette mise en perspective permet de mieux comprendre le contexte qui a mené à la Grande Guerre : la défaite de 1870 et la perte de l’Alsace et de la Lorraine. Une salle de classe montre les hussards noirs de la IIIème République préparant les élèves à l’esprit de revanche. Il faut récupérer l’Alsace et la Lorraine ! C’est toute la Belle Epoque qui défile, des emprunts russes aux premières alliances. Face à l’Allemagne, la France en vient même à se rapprocher de l’ennemi héréditaire, la perfide Albion ! C’est l’Entente Cordiale avec le Royaume-Uni, bientôt renforcée par la Triple Entente, avec l’empire russe et son tsar Nicolas II, en sursis (la révolution russe éclate en 1917). En face se met en place la Triple Alliance, entre l’empire allemand, l’Italie et l’empire austro-hongrois.

© Musée de la Grande Guerre / Dennis de Smet – Dans les écoles, on prépare les élèves à la revanche.
© Musée de la Grande Guerre / Dennis de Smet – Au fond, les uniformes des armées de la Triple Entente : Royaume-Uni, France et Russie.

Les grands événements et dates qui ont bercé nos souvenirs d’école sont mis en scène, l’occasion d’une piqûre de rappel : le 28 juin 1914, l’assassinat à Sarajevo de l’archiduc François-Ferdinand, l’héritier du trône austro-hongrois, par un nationaliste serbe, met le feu aux poudres. Le 31 juillet 1914, c’est au tour de Jean Jaurès d’être assassiné. Lorsque la guerre est déclarée le 4 août 1914, 10 millions de soldats partent sur les champs de bataille la fleur au fusil, persuadés d’être de retour pour les vendanges, au pire pour Noël. Personne n’imagine les quatre années d’horreur dans les tranchées qui s’annoncent.

© Nicolas Pelé – C’est avec ce modèle de Browning que le nationaliste serbe Gavrilo Princip a assassiné l’archiduc François-Ferdinand, événement à l’origine de la Première Guerre mondiale.

Nous voici dans la grande nef, la plus grande salle et cœur du musée, où sont exposés des avions, des voitures, des camions dont un étonnant pigeonnier ambulant, un char Renault, des torpilles de sous-marin, canons et autres pièces d’artillerie. Dix petites salles thématiques (la tranchée au quotidien, le rôle des femmes, les Etats-Unis d’Amérique…) se trouvent de part et d’autre de cette grande et spectaculaire nef. Deux tranchées ont été reconstituées : une allemande et une française, car elles n’étaient pas similaires ! Le maréchal Joffre croyait à la guerre de mouvement, d’où une tranchée moins solide car censée être provisoire. La tranchée allemande était plus costaude, en dur, car les Allemands comptaient s’implanter dans notre douce France. Imaginez un peu ces tranchées couvrant une ligne de front de 700 km, de la Suisse jusqu’à la mer du Nord ! Entre deux tranchées adverses se déploie ce que l’on appelle le no man’s land, une bande de 30 à 200 mètres séparant les deux camps. Dans cette terre dénudée, boueuse et sans aucune protection, criblée de trous d’obus, l’espérance de survie était très limitée…

© Musée de la Grande Guerre / Dennis de Smet – Char d’assaut Renault, avion et pièces d’artillerie dans la grande nef.
© Nicolas Pelé – 60 000 pigeons voyageurs furent mobilisés durant le conflit, dans des pigeonniers ambulants comme celui-ci ! Ces oiseaux étaient souvent le seul moyen de communication entre les lignes de front. Dans le livret pour les enfants, on apprend que Vaillant, une pigeonne qu’on aurait mieux fait d’appeler Vaillante, a effectué une mission cruciale à Verdun en 1916. Elle l’a payé de sa vie et fut décorée, citée à l’ordre de la Nation !
© Musée de la Grande Guerre / Dennis de Smet _ La grande nef, véritable voyage dans le temps.
© Nicolas Pelé – Dans une tranchée.
© Nicolas Pelé – Le no man’s land.

Une petite pause bienvenue se prend à l’espace famille, au cantonnement. Les enfants adorent ! L’occasion d’essayer casques à pointe et uniformes, de dessiner et d’écrire une lettre du front (il y a même une boîte postale), ou pourquoi pas si vous avez un peu de temps de lire une BD et autres ouvrages d’une riche bibliothèque sur le thème de la Première Guerre mondiale. Ce musée est parfaitement adapté aux enfants, à qui l’on remet un petit livret ludique, agrémenté de jeux et anecdotes, qui les accompagne durant toute la visite. L’occasion de résoudre l’énigme du mystérieux soldat inconnu qui hante le parc du musée… Autre particularité appréciée des enfants : on a le droit de toucher certains objets d’époque (casques, bidons, gamelles, obus…) sans se faire gronder !

© Musée de la Grande Guerre – De nombreux ateliers pédagogiques et ludiques sont proposés aux enfants.
© Nicolas Pelé – La pause au cantonnement pour les enfants : et si on écrivait une lettre à ses proches pour leur raconter notre journée au musée de la Grande Guerre ?
© Nicolas Pelé – Au cantonnement, on pourra observer le genre de réconfort que le Poilu recevait de l’arrière : du tabac de Moravie, une boîte d’allumettes La Cocarde, une tablette de chocolat Menier, ou encore des petits beurres nantais de la marque LU (nom qui vient de leurs inventeurs : Jean-Romain Lefèvre et son épouse Pauline-Isabelle Utile).

Pour ceux qui avaient un peu oublié leurs cours d’histoire, tout est présenté de manière extrêmement claire, précise et pédagogique. On replonge dans tous les aspects du conflit, à travers cartes, uniformes des belligérants, dont le fameux bleu horizon des Poilus et le costume exotique des zouaves, les unités françaises appartenant à l’Armée d’Afrique. Le corps des zouaves fut créé lors de la conquête de l’Algérie, par l’incorporation de soldats originaires de Kabylie. Les régiments de zouaves figurent parmi les plus décorés de l’armée française. Vous en connaissez un de zouave, le plus célèbre, c’est le fameux zouave du pont de l’Alma ! C’est lui qui nous indique si la Seine est en crue ! Ce pont fut construit à l’initiative de Napoléon III pour honorer ces redoutables combattants qui se sont illustrés contre les Russes lors de la bataille de Crimée, sur les rives du fleuve l’Alma. Voilà, vous connaissez l’origine du pont de l’Alma !

© Nicolas Pelé – Uniforme de zouave au musée de la Grande Guerre : plutôt exotique n’est-ce pas ? La pancarte en jaune fluo indique qu’il s’agît d’un don. Il est présenté dans le cadre de l’exposition temporaire « 10 ans de dons », du 11 novembre 2021 au 14 février 2022
Et le zouave du pont de l’Alma…

Notre zouave n’est pas si unique en réalité : cette œuvre du sculpteur Georges Diebolt était à l’origine accompagnée de trois camarades du corps des zouaves : un grenadier, un chasseur à pied et un artilleur. Mais voilà, il a fallu reconstruire le pont de 1970 à 1974, à la suite d’un affaissement des sols. Seul notre zouave fut remis, car les Parisiens se sont habitués à son rôle de lanceur d’alerte depuis la crue de 1910 ! Le chasseur à pied est aujourd’hui dans le bois de Vincennes, le grenadier est à Dijon, ville natale de son sculpteur, et l’artilleur a été transféré à La Fère (dans l’Aisne), ancien siège de l’École Royale d’Artillerie.

© Nicolas Pelé – Diplôme d’honneur récompensant une femme en l’absence de son mari appelé sous les drapeaux.

Le 11 novembre 1918, c’est l’Armistice, les canons se taisent, l’Alsace et la Lorraine redeviennent françaises. Autre date très importante, le 28 juin 1919 : la signature du fameux traité de Versailles pose déjà les jalons de la prochaine guerre…

La visite se conclut par une exposition originale et intéressante sur un artiste méconnu : Georges Bruyer (1883 – 1962). On peut dire que c’est l’un des premiers reporters de guerre ! Envoyé sur le front, il réalise des croquis, dessins, toiles et estampes, témoin de ce qu’il voit dans les tranchées. Ces dessins du front sont un précieux témoignage du quotidien des Poilus. Près de 200 oeuvres sont exposées. Attendre, dormir, se nourrir, creuser et entretenir les tranchées, faire le guet, être de corvée, attaquer au petit matin… On apprécie les nombreuses scènes de nuit, particulièrement réussies. La lune, les barbelées, le no man’s land, tout y est parfaitement restitué. En 2012, sa nièce, Jacqueline Renesson, a donné cette collection au musée de la Grande Guerre, pour le plus grand plaisir des visiteurs.

Georges Bruyer / Musée de la Grande Guerre, Meaux : Estampe, 1917.
Georges Bruyer / Musée de la Grande Guerre, Meaux : Estampe, 1917.
Georges Bruyer / Musée de la Grande Guerre, Meaux : Estampe, 1917.
Georges Bruyer / Musée de la Grande Guerre, Meaux : Attaque d’artillerie allemande, aquarelle, 1915.

Le site du musée n’a pas été choisi au hasard ! Situé sur les hauteurs de Meaux en Seine-et-Marne, il occupe tout simplement l’emplacement de la ligne de front de la célèbre bataille de la Marne, où les Allemands auront été le plus proche de Paris, à une quarantaine de km seulement. La première bataille de la Marne se déroule le long d’un front de plus de 200 kilomètres, de Meaux à Vitry-le-François, en septembre 1914. Le commandant en chef Joseph Joffre et le général Joseph Gallieni, gouverneur militaire de Paris, sauvent la capitale grâce aux fameux taxis de la Marne. On peut admirer l’imposante statue en bronze de Gallieni, 4,5 mètres de haut tout de même, dans le parc du musée, tournée vers l’Est, scrutant le champ de bataille. A l’intérieur du musée se trouve le même modèle, en plâtre, posé sur un podium. Ces deux statues sont l’œuvre d’Eugène Benêt, déjà cité plus haut, père du fameux Poilu Triomphant, œuvre publique la plus répandue de France. Toutes ces sculptures ont été réalisées en 1920.

La seconde bataille de la Marne se déroula de mai à août 1918, un peu plus loin, à 70 km de Paris, notamment au bois de Belleau et à Château-Thierry, dans l’Aisne, où s’illustrèrent les soldats américains.

© Nicolas Pelé – N’hésitez pas à grimper sur le toit-terrasse végétalisé du musée pour admirer le parc qui l’entoure, la statue de Gallieni, le monument américain et plus généralement la vue panoramique sur la campagne du Pays de Meaux !

Erigé en 1932, le monument américain est une statue de 23 mètres de haut, cadeau des Etats-Unis à la France en hommage aux soldats tombés pendant la première bataille de la Marne. Et aussi un retour à l’envoyeur après la Statue de la Liberté, cadeau du peuple français aux Etats-Unis, arrivée à New York en 1885. Le monument américain fut érigé sur une colline sur les hauteurs de Meaux, à l’emplacement d’une des lignes de front de la première bataille de la Marne, la plus proche de Paris. L’emplacement du musée de la Grande Guerre était donc tout trouvé, lorsqu’il fallut trouver un lieu pour ce nouveau site, inauguré en 2011 ! Un autre argument a joué en faveur de la ville de Meaux : Lafayette, dont l’action fut décisive face aux Anglais lors de la guerre d’Indépendance américaine, était député de Meaux… Malheureusement, lors d’un violent orage le 3 juin 2021, la tête de la statue s’est brisée.

© Nicolas Pelé – Le monument américain, abimé par la foudre lors d’un violent orage en juin 2021.

Enfin, il serait dommage de se contenter de visiter le musée de la Grande Guerre : la belle ville médiévale de Meaux, traversée par la Marne, ses berges pleines de charme, sa plage et ses guinguettes, mérite que l’on s’y attarde ! On découvre ses remparts gallo-romains et sa splendide cité épiscopale, qui n’a pas changé depuis le XVIIIème siècle. Elle abrite une cathédrale qui a aussi le statut de basilique. Et oui, étonnant pour une si modeste ville ! Il faut dire que c’est la commune de Bossuet, l' »Aigle de Meaux », qui repose justement dans la cathédrale Saint-Etienne, véritable petite sœur de la Notre-Dame de Paris. Bossuet a même son musée, situé dans l’ancien palais épiscopal, et son jardin. Meaux est aussi une halte culinaire, où l’on ne manquera pas de déguster le fameux brie de Meaux !

Pour parfaire votre connaissance de la Première Guerre mondiale, voici quelques films incontournables, il y en a beaucoup moins que pour la Seconde Guerre, mais on trouve quelques chefs d’œuvre… On peut citer notamment : Les Sentiers de la Gloire (1957) de Stanley Kubrick avec Kirk Douglas, La Grande Illusion (1937) de Jean Renoir avec Jean Gabin, 1917 (2019) de Sam Mendes, Un long Dimanche de Fiançailles (2004) de Jean-Pierre Jeunet avec Audrey Tautou, Capitaine Conan (1996) de Bertrand Tavernier, ou encore Cheval de Guerre (2011) de Steven Spielberg.

Publié par Nicolas Pelé

Le voyage est la passion de ma vie : chaque départ est une aventure, peu importe la destination, et chaque fois que je prends l'avion, c'est comme la première fois.

5 commentaires sur « Le musée de la Grande Guerre à Meaux célèbre ses 10 ans »

  1. Bonjour, Grand merci pour ce sujet, bien clair, parfaitement détaillé et on aime bien le lire plusieurs fois pour se plonger dans le passé, intéressant pour comprendre le présent et attendre le futur, MERCI à vous,

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  2. Merci par ce reportage de nous rappeler ce que fut cette Grande Guerre, qui nous paraît tellement exotique par rapport à notre mode de vie actuel. Pourtant, que d’ancêtres, grands-oncles, grands-pères, dans nos familles, dont le souvenir de poilu a impressionné notre jeunesse !

    Aimé par 1 personne

  3. La France a perdu trois fois plus d’hommes lors de la guerre de 14 que dans celle de 1945.
    Et dire qu’il n’y avait pas un seul musée sur « la der des der » ! Heureusement nous en avons un maintenant, inauguré le 11 novembre 2011, et qui a la particularité de s’enrichir des dons des descendants des poilus. C’est dire à quel point il est bouleversant en évoquant les horreurs de la vie quotidienne au front. Tout cela nous est révélé par les photos prises au musée par Nicolas qui nous en fait faire la visite avec clarté et pédagogie.

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  4. Très bon sujet de Nicolas, historien de formation (ca se voit !), bien construit, bien écrit et riche d’informations.

    Il y a aussi les musées samariens d’Albert et de Péronne qui valent la visite si le sujet vous passionne.

    Aimé par 1 personne

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