Inauguré le 11 novembre 2011 par Jean-François Copé, président de la Communauté d’agglomération du Pays de Meaux, le musée de la Grande Guerre a célébré ses dix ans en 2021. C’est un peu l’équivalent du Mémorial de Caen, mais pour la Première Guerre mondiale, un conflit moins bien connu que la guerre de 1939-1945. Une visite passionnante dans le plus grand musée d’Europe sur ce qui devait être « la der des der ». L’occasion aussi d’admirer la superbe cathédrale de Meaux dans la Cité épiscopale, inchangée depuis le XVIIIème siècle, et de déguster du Brie de Meaux !

C’est le lieu de référence sur l’histoire de la Première Guerre mondiale. Le musée de la Grande Guerre à Meaux a célébré ses dix ans le 11 novembre 2021. Sa grande richesse et sa spécificité, c’est qu’il repose essentiellement sur les dons de particuliers. Des objets de famille reçus en héritage ou parfois retrouvés par hasard dans un grenier : cartes postales, lettres, costumes, affiches, diplômes… mais aussi des ustensiles du quotidien des tranchées (savon, rasoirs, boîte d’allumettes, gourde…). Les célébrations du centenaire de 2014 à 2018 furent l’occasion d’enrichir encore plus les collections, un véritable moment de revitalisation de la mémoire ! Et vous, n’auriez-vous pas un souvenir légué par un de vos aïeuls caché quelque part dans un tiroir, à la cave ou au grenier ?


Bien plus que la Seconde Guerre mondiale, la guerre de 1914-1918 a touché les Français : 1,4 million de morts (900 par jour), dont près de 36 % de la classe d’âge entre 19 et 22 ans ! A titre de comparaison, 541 000 Français sont morts durant la Seconde Guerre mondiale, trois fois moins. Il n’y a pas un village français qui n’ait son monument aux morts de la Première Guerre mondiale. Il est important que les nouvelles générations n’oublient pas ce conflit et comprennent pourquoi le 11 novembre est un jour férié. La visite de ce musée est en cela indispensable. C’est d’ailleurs un formidable outil pédagogique pour les enseignants et une sortie scolaire qui ravit de nombreux élèves chaque année. Le musée se trouve rue Lazare Ponticelli, le nom du dernier poilu français, mort à l’âge de 110 ans le 12 mars 2008. Et pourtant, s’il n’y a plus de témoin direct, cette guerre passionne toujours les foules. La preuve avec le succès du musée de la Grande Guerre, qui attire 100 000 visiteurs par an, soit un million depuis son inauguration en 2011, des chiffres au-delà des espérances et objectifs fixés au début.
Tout a commencé en 2005, lorsque Jean-Pierre Verney, grand spécialiste de la Première Guerre mondiale, a proposé à Jean-François Copé l’idée d’un musée grâce à sa collection unique de plus de 50 000 objets. Autant de souvenirs racontant le premier conflit mondial, notamment des centaines d’uniformes de tous les pays belligérants, des pièces d’artillerie et autres armes. Il était plus que temps car sa collection allait partir à l’étranger, parce que personne en France ne semblait s’y intéresser…

Don Salmon, 2018.
La grande originalité de ce musée unique en Europe, c’est qu’il raconte cet effroyable conflit à hauteur d’homme, au front comme à l’arrière, grâce à ces milliers d’objets ayant une valeur sentimentale, témoins d’autant d’histoires familiales chargées d’émotion. On voit comment ce sont plusieurs petites histoires qui font la Grande Histoire. Aujourd’hui, le musée de la Grande Guerre abrite près de 70 000 pièces (objets, œuvres, documents et archives), une collection régulièrement enrichie par de nouvelles acquisitions, des petits-enfants de combattants donnant une médaille, un diplôme, ou encore un uniforme, transmis de génération en génération. Plutôt que de prendre la poussière dans un grenier, n’est-il pas préférable de le mettre à la disposition du grand public ? Ainsi, depuis l’ouverture il y a dix ans, près de 20 000 pièces ont été récupérées grâce à 2 000 donateurs. La réserve est importante car on ne peut pas tout exposer bien sûr, seulement 10% de la collection est présentée ! Avec 3 000 m² d’exposition, c’est le plus grand musée d’Europe consacré à la Première Guerre mondiale.

Pour bien se mettre dans l’ambiance, on admire d’emblée la fameuse sculpture du Poilu Triomphant (ou Poilu de la Victoire). Vous l’avez forcément vue quelque part : réalisée en 1920 par le sculpteur français Eugène Bénet, elle représente près de 10 % des monuments aux morts de la Première Guerre mondiale, ce qui en fait l’œuvre d’art public la plus répandue en France ! Dans la même salle, la visite débute par la vision d’un petit film immersif de seulement trois minutes, très original, qui évoque les conflits de 1870 à nos jours, mais à l’envers, du 11 septembre 2001 à la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Un conflit oublié, pourtant fondamental, à l’origine de l’unité allemande réalisée par le chancelier Bismarck, mais aussi de la fin du Second Empire et de l’installation définitive d’une République en France. En raison de la perte de l’Alsace et de la Lorraine, c’est aussi le premier acte d’un conflit qui ne s’achèvera qu’en 1945. On peut considérer en effet que, à l’instar de la guerre de Cent ans avec les Anglais, en réalité entrecoupée de périodes de paix, c’est une guerre de 75 ans qui s’est déroulée entre la France et l’Allemagne de 1870 à 1945.

Cette guerre franco-prussienne est donc naturellement évoquée dès le début de ce parcours chronologique, où sont exposés des obus de 1870 et même un morceau de pain de l’époque ! Rappelons que lors du siège de Paris, du 19 septembre 1870 au 28 janvier 1871, les Parisiens mangent des rats, des chats et des chiens. Les plus fortunés ont le privilège de déguster les animaux du Jardin des Plantes : antilopes, chameaux, loups, girafes, kangourous, et même Castor et Pollux, les deux éléphants du zoo !

Cette mise en perspective permet de mieux comprendre le contexte qui a mené à la Grande Guerre : la défaite de 1870 et la perte de l’Alsace et de la Lorraine. Une salle de classe montre les hussards noirs de la IIIème République préparant les élèves à l’esprit de revanche. Il faut récupérer l’Alsace et la Lorraine ! C’est toute la Belle Epoque qui défile, des emprunts russes aux premières alliances. Face à l’Allemagne, la France en vient même à se rapprocher de l’ennemi héréditaire, la perfide Albion ! C’est l’Entente Cordiale avec le Royaume-Uni, bientôt renforcée par la Triple Entente, avec l’empire russe et son tsar Nicolas II, en sursis (la révolution russe éclate en 1917). En face se met en place la Triple Alliance, entre l’empire allemand, l’Italie et l’empire austro-hongrois, qui seront rejoint par les Turcs de l’empire ottoman.


Les grands événements et dates qui ont bercé nos souvenirs d’école sont mis en scène, l’occasion d’une piqûre de rappel : le 28 juin 1914, l’assassinat à Sarajevo de l’archiduc François-Ferdinand, l’héritier du trône austro-hongrois, par un nationaliste serbe, met le feu aux poudres. Le 31 juillet 1914, c’est au tour de Jean Jaurès d’être assassiné. Lorsque la guerre est déclarée le 4 août 1914, 10 millions de soldats partent sur les champs de bataille la fleur au fusil, persuadés d’être de retour pour les vendanges, au pire pour Noël. Personne n’imagine les quatre années d’horreur dans les tranchées qui s’annoncent.

Nous voici dans la grande nef, la plus grande salle et cœur du musée, où sont exposés des avions, des voitures, des camions dont un étonnant pigeonnier ambulant, un char Renault, des torpilles de sous-marin, canons et autres pièces d’artillerie. Dix petites salles thématiques (la tranchée au quotidien, le rôle des femmes, les Etats-Unis d’Amérique…) se trouvent de part et d’autre de cette grande et spectaculaire nef. Deux tranchées ont été reconstituées : une allemande et une française, car elles n’étaient pas similaires ! Le maréchal Joffre croyait à la guerre de mouvement, d’où une tranchée moins solide car censée être provisoire. La tranchée allemande était plus costaude, en dur, car les Allemands comptaient s’implanter dans notre douce France. Imaginez un peu ces tranchées couvrant une ligne de front de 700 km, de la Suisse jusqu’à la mer du Nord ! Entre deux tranchées adverses se déploie ce que l’on appelle le no man’s land, une bande de 30 à 200 mètres séparant les deux camps. Dans cette terre dénudée, boueuse et sans aucune protection, criblée de trous d’obus, l’espérance de survie était très limitée…





Une petite pause bienvenue se prend à l’espace famille, au cantonnement. Les enfants adorent ! L’occasion d’essayer casques à pointe et uniformes, de dessiner et d’écrire une lettre du front (il y a même une boîte postale), ou pourquoi pas si vous avez un peu de temps de lire une BD et autres ouvrages d’une riche bibliothèque sur le thème de la Première Guerre mondiale. Ce musée est parfaitement adapté aux enfants, à qui l’on remet un petit livret ludique, agrémenté de jeux et anecdotes, qui les accompagne durant toute la visite. L’occasion de résoudre l’énigme du mystérieux soldat inconnu qui hante le parc du musée… Autre particularité appréciée des enfants : on a le droit de toucher certains objets d’époque (casques, bidons, gamelles, obus…) sans se faire gronder !




Conçu par le comte allemand Ferdinand von Zeppelin, le zeppelin est un ballon dirigeable dont le premier vol eu lieu le 2 juillet 1900. Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, les armées allemandes les utilisent pour bombarder Paris à deux reprises. Dans la nuit du 20 au 21 mars 1915, sept bombes sont lâchées sur les 17e et 18e arrondissements : 58 bombes tombent sur la banlieue (Neuilly-sur-Seine, Levallois-Perret, Asnières-sur-Seine, Gennevilliers, Courbevoie, La Garenne-Colombes, Saint-Gratien, Colombes, Bois-Colombes, Enghien, Argenteuil et Saint-Germain-en-Laye), blessant trois personnes. Lors du second raid, dans la nuit du 29 au 30 janvier 1916, un zeppelin lâche dix-huit bombes sur le 20e arrondissement de Paris, tuant 23 personnes. Lors de son retour, il se déleste de 30 bombes au-dessus des communes de La Courneuve, Stains, Pierrefitte, Villetaneuse, Deuil et Montmorency, sans grands dégâts.

Pour ceux qui avaient un peu oublié leurs cours d’histoire, tout est présenté de manière extrêmement claire, précise et pédagogique. On replonge dans tous les aspects du conflit, à travers cartes, uniformes des belligérants, dont le fameux bleu horizon des Poilus et le costume exotique des zouaves, les unités françaises appartenant à l’Armée d’Afrique. Le corps des zouaves fut créé lors de la conquête de l’Algérie, par l’incorporation de soldats originaires de Kabylie. Les régiments de zouaves figurent parmi les plus décorés de l’armée française. Vous en connaissez un de zouave, le plus célèbre, c’est le fameux zouave du pont de l’Alma ! C’est lui qui nous indique si la Seine est en crue. Ce pont fut construit à l’initiative de Napoléon III pour honorer ces redoutables combattants qui se sont illustrés contre les Russes en 1854 lors de la bataille de l’Alma, durant la guerre de Crimée, sur les rives du fleuve l’Alma. Voilà, vous connaissez l’origine du pont de l’Alma !


Notre zouave n’est pas si unique en réalité : cette œuvre du sculpteur Georges Diebolt était à l’origine accompagnée de trois camarades du corps des zouaves : un grenadier, un chasseur à pied et un artilleur. Mais voilà, il a fallu reconstruire le pont de 1970 à 1974, à la suite d’un affaissement des sols. Seul notre zouave fut remis, car les Parisiens se sont habitués à son rôle de lanceur d’alerte depuis la crue de 1910 ! Le chasseur à pied est aujourd’hui dans le bois de Vincennes, le grenadier est à Dijon, ville natale de son sculpteur, et l’artilleur a été transféré à La Fère (dans l’Aisne), ancien siège de l’École Royale d’Artillerie.

Le 11 novembre 1918, c’est l’Armistice, les canons se taisent, l’Alsace et la Lorraine redeviennent françaises. Autre date très importante, le 28 juin 1919 : la signature du fameux traité de Versailles pose déjà les jalons de la prochaine guerre…
La visite se conclut par une exposition originale et intéressante sur un artiste méconnu : Georges Bruyer (1883 – 1962). On peut dire que c’est l’un des premiers reporters de guerre ! Envoyé sur le front, il réalise des croquis, dessins, toiles et estampes, témoin de ce qu’il voit dans les tranchées. Ces dessins du front sont un précieux témoignage du quotidien des Poilus. Attendre, dormir, se nourrir, creuser et entretenir les tranchées, faire le guet, être de corvée, attaquer au petit matin… On apprécie les nombreuses scènes de nuit, particulièrement réussies. La lune, les barbelées, le no man’s land, tout y est parfaitement restitué. En 2012, sa nièce, Jacqueline Renesson, a donné cette collection au musée de la Grande Guerre, pour le plus grand plaisir des visiteurs.




Le site du musée n’a pas été choisi au hasard ! Situé sur les hauteurs à 3 km du centre-ville de Meaux en Seine-et-Marne, il occupe tout simplement l’emplacement de la ligne de front de la première bataille de la Marne, où les Allemands auront été le plus proche de Paris, à une quarantaine de km seulement. La première bataille de la Marne se déroule le long d’un front de plus de 200 kilomètres, de Meaux à Vitry-le-François, en septembre 1914. Le commandant en chef Joseph Joffre et le général Joseph Gallieni, gouverneur militaire de Paris, sauvent la capitale grâce aux fameux taxis de la Marne. On peut admirer l’imposante statue en bronze de Gallieni, 4,5 mètres de haut tout de même, installée dans le parc du musée en janvier 2016, tournée vers l’Est, scrutant le champ de bataille.


Ces deux statues sont l’œuvre d’Eugène Benêt, déjà cité plus haut, père du fameux Poilu Triomphant, œuvre publique la plus répandue de France. Toutes ces sculptures ont été réalisées en 1920. Gallieni était à la retraite en 1914 : on est venu le chercher, il a sauvé Paris, puis est mort peu après en 1916… Il fut élevé à la dignité de maréchal de France à titre posthume, en 1921. Une station de métro de la ligne 3 à Paris porte son nom, ainsi que de nombreuses rues et avenues. La seconde bataille de la Marne se déroula de mai à août 1918, un peu plus loin, à 70 km de Paris, notamment au bois de Belleau et à Château-Thierry, dans l’Aisne, où s’illustrèrent les soldats américains. L’amitié franco-américaine, une belle histoire à découvrir au château de Blérancourt dans l’Aisne.

Erigé en 1932, le monument américain est une statue de 26 mètres de haut, cadeau des Etats-Unis à la France en hommage aux soldats tombés pendant la première bataille de la Marne. Et aussi un retour à l’envoyeur après la Statue de la Liberté, cadeau du peuple français aux Etats-Unis, arrivée à New York en 1885. Le monument américain fut érigé sur une colline sur les hauteurs de Meaux, à l’emplacement d’une des lignes de front de la première bataille de la Marne, la plus proche de Paris. L’emplacement du musée de la Grande Guerre était donc tout trouvé, lorsqu’il fallut trouver un lieu pour ce nouveau site, inauguré en 2011 ! Un autre argument a joué en faveur de la ville de Meaux : Lafayette, dont l’action fut décisive face aux Anglais lors de la guerre d’Indépendance américaine, était député de Meaux… Malheureusement, lors d’un violent orage le 3 juin 2021, la tête de la statue s’est brisée.



Enfin, il serait dommage de se contenter de visiter le musée de la Grande Guerre : la belle ville médiévale de Meaux, traversée par une boucle de la Marne, ses berges pleines de charme, sa plage et ses guinguettes, méritent que l’on s’y attarde ! On découvre ses remparts gallo-romains et sa splendide cité épiscopale, qui n’a pas changé depuis le XVIIIème siècle. Elle abrite une cathédrale qui a aussi le statut de basilique. Et oui, étonnant pour une si modeste ville ! Il faut dire que c’est la commune de Bossuet, l' »Aigle de Meaux », qui repose justement dans la cathédrale Saint-Etienne, véritable petite sœur de Notre-Dame de Paris.






Bossuet, évêque de Meaux de 1681 à 1704, a même son musée, situé dans l’ancien palais épiscopal, et son jardin. Meaux est aussi une halte culinaire, où l’on ne manquera pas de déguster le fameux brie de Meaux ! Rendez-vous à la fromagerie de Meaux ou à la Maison du Brie de Meaux.



Pour parfaire votre connaissance de la Première Guerre mondiale, voici quelques films incontournables, il y en a beaucoup moins que pour la Seconde Guerre, mais on trouve quelques chefs d’œuvre… On peut citer notamment : Les Sentiers de la Gloire (1957) de Stanley Kubrick avec Kirk Douglas, La Grande Illusion (1937) de Jean Renoir avec Jean Gabin, 1917 (2019) de Sam Mendes, Un long Dimanche de Fiançailles (2004) de Jean-Pierre Jeunet avec Audrey Tautou, Capitaine Conan (1996) de Bertrand Tavernier, ou encore Cheval de Guerre (2011) de Steven Spielberg.
Vous pouvez aussi lire mon reportage sur le Chemin des Dames, l’une des plus terribles bataille de la Première Guerre Mondiale
Informations pratiques :
- Adresse : Rue Lazare Ponticelli, 77100 Meaux
- Lazare Ponticelli était officiellement le dernier vétéran français de la Première Guerre mondiale. Le dernier polu est mort 12 mars 2008.
- Ouvert tous les jours de 9h30 à 18h. Téléphone : 01 60 32 14 18
- Plein tarif : 10 euros.
- Jusqu’au 14 août 2023, une exposition temporaire, composée d’images d’archives et de photographies d’époque, explore les multiples facettes du rôle des femmes dans la Grande Guerre. Un intéressant complément aux collections permanentes, qui évoquent l’histoire de leur engagement dans le conflit grâce à de nombreux objets et documents.
- Plus d’informations sur museedelagrandeguerre.com




Bonjour, Grand merci pour ce sujet, bien clair, parfaitement détaillé et on aime bien le lire plusieurs fois pour se plonger dans le passé, intéressant pour comprendre le présent et attendre le futur, MERCI à vous,
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Merci par ce reportage de nous rappeler ce que fut cette Grande Guerre, qui nous paraît tellement exotique par rapport à notre mode de vie actuel. Pourtant, que d’ancêtres, grands-oncles, grands-pères, dans nos familles, dont le souvenir de poilu a impressionné notre jeunesse !
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La France a perdu trois fois plus d’hommes lors de la guerre de 14 que dans celle de 1945.
Et dire qu’il n’y avait pas un seul musée sur « la der des der » ! Heureusement nous en avons un maintenant, inauguré le 11 novembre 2011, et qui a la particularité de s’enrichir des dons des descendants des poilus. C’est dire à quel point il est bouleversant en évoquant les horreurs de la vie quotidienne au front. Tout cela nous est révélé par les photos prises au musée par Nicolas qui nous en fait faire la visite avec clarté et pédagogie.
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Très bon sujet de Nicolas, historien de formation (ca se voit !), bien construit, bien écrit et riche d’informations.
Il y a aussi les musées samariens d’Albert et de Péronne qui valent la visite si le sujet vous passionne.
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